Dans les chapitres précédents, nous avons montré quels étaient l’état d’esprit et les caractéristiques de ceux qui se sont écartés des valeurs religieuses et les caractères que ces attributs produisent. Dans ce chapitre nous verrons comment les vieux problèmes sociaux peuvent être résolus dans une société où les hommes adhèrent aux principes de la religion.
Toutes les déchéances prennent fin
Le trait marquant des sociétés qui ne sont pas régies par les valeurs religieuses est la prédominance de la déchéance et sa profonde imprégnation qui s’ancre davantage chaque jour dans toutes les couches de la société. Puisque les gens ne suivent pas les enseignements coraniques et ignorent des notions comme la crainte de Dieu ou le désir de gagner Son agrément, il n’y a rien qui puisse empêcher cette décadence. Il y a bien sûr certaines coutumes, traditions et lois développées par les individus ou les dirigeants qui façonnent la marche générale de la société. Mais comme il s’agit là d’œuvres humaines qui ne reposent pas sur la crainte de Dieu, leur impact sur la société reste faible. En définitive, elles n’arrivent pas à éloigner l’homme des comportements teintés de cruautés et d’insouciance, bref des comportements inhumains.
Par exemple, il n’y a pas de raison qu’un être qui se comporte immoralement ne glisse pas chaque jour davantage vers l’immoralité. Prenons le cas d’un employeur. S’il n’a pas foi en Dieu et ne ressent aucune crainte révérencielle envers Lui, de son point de vue, rien n’empêche cet employeur de maltraiter ses employés à l’atelier, de les offenser, de les exploiter en exigeant le maximum de travail pour un salaire minimal. D’après sa vision des choses, c’est là une attitude raisonnable. Envers ses partenaires il adoptera la même attitude: il triche avec eux ou a recours à des moyens illégaux pour amasser rapidement une grosse fortune, et rien ne peut l’entraver dans son élan.
Comme il a été dit plus haut, quand les valeurs religieuses ne sont pas la source des critères sociaux, les conceptions morales diffèreront sensiblement d’un individu à l’autre. Une attitude immorale sera rejetée par l’un et parfaitement tolérée par son voisin. À partir de là on peut dire que lorsque les valeurs religieuses n’ont aucune influence, les sociétés, les différentes classes d’âge, les régions, les cités, les pays, tous établissent leur propre code moral, qui variera d’une catégorie à l’autre. En l’absence d’une perspective unifiée concernant les valeurs morales, la société devient le théâtre de nombreux conflits et disputes pour distinguer le juste de l’injuste. La décadence devient plus manifeste d’une génération à l’autre.
La décadence morale corrompt les sociétés humaines de façon plus prononcée chaque année. Les sociétés sont vite corrompues lorsque la foi en Dieu n’est pas vécue dans sa plénitude. De ce fait, une attitude qui passe pour extrémiste une année est totalement acceptée par les membres de cette société l’année d’après. Ce déclin progressif conduit la société à sa perte, et l’immoralité, qui résulte de la mécréance, augmente chaque jour. Il est intéressant de constater que l’immoralité est présentée comme modernité et qu’elle devient le plus grand credo de ces sociétés. Une façon de penser qu’on peut résumer dans cette devise: “l’homme du 21ème siècle doit être libre et libéré de toute entrave” est insufflée dans les esprits naïfs et inconscients par des idéologues athées.
Des générations entières sont conduites sur la voie de l’immoralité dès le plus jeune âge. En effet, il y a une forte augmentation du nombre de meurtres commis par des enfants en Amérique et en Europe. En Extrême-Orient, on apprend que les enfants sont soumis à toutes sortes d’abus sexuels à des fins commerciales. Pendant les années 80, la perversion sexuelle était un sujet trop embarrassant pour qu’on en parle. Mais aujourd’hui les gens sont capables d’y voir un élément de la vie moderne, et ont de la sympathie pour ceux qui s’adonnent à ces mœurs dépravées. Ceux qui s’opposent à eux sont accusés de ne pas être assez modernes. Cette attitude critique des gens vivant dans les sociétés mécréantes est ainsi déplorée dans le Coran:
Ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants auront un châtiment douloureux, ici-bas comme dans l’au-delà. Allah sait, et vous, vous ne savez pas. (Sourate an-Nur: 19)
Au contraire, il est improbable qu’une décadence morale puisse apparaître dans une société où les valeurs religieuses prévalent. Du fait de leur crainte de Dieu, les individus évitent tout ce qui a trait à l’immoralité. À cette fin ils s’efforcent de suivre les commandements du Coran. Par exemple, dans ce verset, le critère moral établi par Dieu apparaît clairement:
Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. (Sourate an-Nahl: 90)
Ceux qui reconnaissent les commandements du Coran y font soigneusement attention en observant les limites établies par Dieu. Ainsi, dans une communauté de vrais croyants, il n’y a que très peu de comportements immoraux.
Si des cas exceptionnels surviennent et que les individus agissent mal, cela ne deviendra pas un problème pour la société, car les vrais croyants opposeront cette immoralité. Bien plus, contrairement à ce qui se passe dans les sociétés mécréantes, il est improbable qu’elle soit encouragée, ou qu’elle se répande dans l’ensemble de la société. C’est parce que l’un des principaux devoirs du croyant est de recommander le bien et d’interdire le mal comme il est dit dans ce verset:
Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. (Sourate at-Tawba: 71)
Dès lors, une société où les valeurs coraniques sont respectées est une communauté d’élite sur le plan moral parce que là-bas, “… les croyants rivalisent dans le bien” (Sourate Al ‘Imran: 114). Une autre vertu des croyants est évoquée dans ces versets:
Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne œuvre et dit: “Je suis du nombre des Musulmans.”? (Sourate Fussilat: 33)
Ceux qui prêtent l’oreille à la Parole, puis suivent ce qu’elle contient de meilleur. Ce sont ceux-là qu’Allah a guidés et ce sont eux les doués d’intelligence! (Sourate az-Zumar: 18)
Dieu énumère les traits caractéristiques d’une communauté dont les membres vivent selon les enseignements de la religion:
Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes: vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah… (Sourate Al ‘Imran: 110)
Dans un de ses propos, notre Prophète (pssl) dit aussi: ”Le croyant est le miroir du croyant” (Abu Dawud) et invite les croyants à se servir mutuellement d’exemple en adoptant un bon caractère: ”Le croyant dont la foi est la plus parfaite est celui qui a le meilleur caractère.” (Abu Dawud)
Il est évident qu’une telle société est moralement supérieure à une société mécréante.
L’adhésion aux valeurs religieuses renforce les liens familiaux
Une structure sociale ferme et florissante doit reposer sur des familles dont les membres sont fortement soudés. La décadence de la société devient inévitable dès que les liens familiaux sont anéantis. Des idéologies comme le communisme et le socialisme, qui reposent sur des bases anti-religieuses, font de la famille leur cible principale. Là, l’intention est d’éradiquer des institutions telles que le mariage et de détruire des valeurs aussi précieuses que la maternité, la fidélité et l’honneur. Ainsi, les philosophes et les défenseurs de ces idéologies présentent ces valeurs comme dérisoires et inutiles. Par exemple, le fait de vivre en couple avant le mariage était autrefois un acte totalement désapprouvé par la société alors qu’aujourd’hui rien n’est plus banal. Pire encore, l’âge moyen des gens vivant ensemble en dehors des liens de mariage est en chute constante.
Le regard de la société sur le mariage est généralement erroné. Les jeunes filles y voient une sorte d’assurance-vie. Dans leur esprit, le critère fondamental est la richesse matérielle. Parfois, le rang social, l’apparence, le milieu deviennent aussi des facteurs importants dans le choix d’un époux. Mais le plus souvent, ce sont l’argent et les biens matériels qui forment l’élément déterminant. Le taux important des divorces n’a rien de surprenant et ne fait que révéler l’inconsistance des mariages fondés sur des critères aussi peu solides que l’argent, le rang social et l’apparence.
L’autre écueil qui menace la réussite du mariage réside dans les attentes que les hommes nourrissent à l’égard de leurs futures épouses. En général, la beauté est d’une importance capitale pour le choix d’une femme. Un haut niveau d’études et de nombreuses compétences dans divers domaines sont aussi pris en compte. Bien entendu, il n’y a rien de mal à posséder ces critères que l’un recherche chez l’autre. Toutefois, si le mariage qui doit reposer sur des bases solides, n’est édifié que sur ces quelques critères, l’effondrement de la famille deviendra inévitable dès que l’un de ces facteurs disparaîtra.
Le mariage requiert la fidélité, l’amour et le respect – des valeurs qui ne prennent tout leur sens que dans la religion. Par conséquent, seule la religion peut garantir la pérennité d’un mariage.
Les mariages bâtis sur des logiques irrationnelles n’ont pas de prémisses saines et valables. Il est donc normal que les époux perdent l’amour et le respect qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre, ainsi que la complicité qui les unissait, dès qu’ils commencent à vivre ensemble. Ils découvrent alors les aspects négatifs de l’autre, ce qui les mène à des disputes et à de sévères accusations. Peu de temps après, ils acceptent les choses comme elles sont et entrent dans le cercle vicieux où vivent les autres couples. Issues de telles familles, les nouvelles générations deviennent psychologiquement instables. Conformément aux enseignements de leurs parents, ils deviennent des adultes privés d’amour et de respect.
Dans les sociétés où les valeurs religieuses ne sont pas prises pour guide, les liens familiaux sont souvent rompus. L’argent en particulier joue un rôle considérable dans les relations entre les proches parents. Un mari généreux est toujours aimé de sa femme et respecté par ses enfants, grâce à son argent. Bien sûr, il est facile de comprendre la vraie nature et la sincérité de cet amour. Mais si un jour le père cesse d’être le soutien de sa famille suite à une banqueroute, l’amour et le respect se muent en colère. L’argent devient une source constante de tension et de conflits au sein du foyer. Rien ne garantit que sa femme ne quittera pas son mari s’il fait banqueroute ou gagne moins d’argent qu’auparavant. D’habitude dans ce genre de cas, le mariage finit par un divorce. C’est là très certainement l’une des conséquences du fait de ne pas vivre selon les valeurs du Coran.
La façon dont le croyant conçoit le mariage est totalement différente de celle du mécréant. Conscient qu’une vie éternelle attend l’être humain après la mort, le croyant entend se marier pour l’éternité. Ce qu’il recherche dans son futur conjoint, c’est un plus grand rapprochement de Dieu. En d’autres termes, la personne avec laquelle il vivra pour l’éternité doit vivre selon les valeurs du Coran, parce qu’il sait que tous les traits que possède l’homme en ce monde sont éphémères. Quand les deux époux ont le Coran pour seul guide, l’amour et le respect règnent dans leur vie, et le couple vit en parfaite harmonie. Quand l’un fait une erreur, l’autre lui rappelle les valeurs du Coran et alors le problème est résolu puisqu’un croyant ne répliquera pas face à ce rappel. Pour toutes les raisons citées plus haut, les gens qui ont la foi et craignent Dieu construisent leur mariage sur des bases solides.
Mais il n’est pas rigoureux de cantonner le concept de famille aux relations entre époux. L’attitude que les enfants observent envers leurs parents et les membres plus âgés de la famille est aussi importante. Dans un environnement où la religion prévaut, ces relations sont placées sous le signe de l’amour et du respect. Les manières irrespectueuses et insolentes de parler, les cris, les conflits, qui sont si répandus dans les foyers aujourd’hui, y sont totalement absents. Au lieu de ces fléaux, la paix et la joie règnent. Il n’y a pas de drames familiaux. Chacun aime sa famille, ce qui constitue un modèle de vie familiale incomparable. Les enfants voient leurs parents comme une bénédiction et leur sont attachés. De même, les parents savent-ils que leurs enfants leur ont été donnés par Dieu pour être confiés à leur protection. Famille est synonyme de chaleur, d’amour, de confiance et de solidarité. Mais il faut rappeler une fois de plus qu’un environnement familial aussi sain demande une dévotion complète et sincère aux valeurs de la religion, ainsi qu’une profonde crainte et un profond amour pour Dieu.
Entre les membres de la société s’établissent des liens d’amour et de respect
En évoquant les effets non matériels de la mécréance sur l’homme, nous avons dit que les mécréants ne pouvaient reconnaître le vrai amour et le vrai respect. Une société composée de tels êtres est certainement une société dont les membres, jeunes ou vieux, citadins ou ruraux, ne peuvent s’embrasser chaleureusement. Dans ces cas-là, les individus se sentent seuls et doutent d’être aimés de quelqu’un. Chacun ne pense qu’à lui. L’amour et le respect qu’ils ont les uns pour les autres, ne sont pas tels que l’entend le Coran. La raison principale de cette différence est qu’ils font reposer toutes leurs valeurs sur l’intérêt.
Personne ne respecte autrui parce que tout simplement c’est ce qu’on ressent. Un employé respecte son patron parce qu’autrement il sera renvoyé. Un étudiant respecte son professeur sous peine d’échouer à l’examen. De même, une femme doit-elle bien traiter son mari, de peur qu’il lui coupe les vivres. Il est évident que dans tous ces exemples le respect s’explique par des questions d’intérêt.
Dans un style de vie façonné par le Coran, on n’assiste jamais à de telles scènes. Chacun respecte naturellement un croyant qui œuvre pour obtenir l’approbation de Dieu et dans la crainte de Lui déplaire. Pour être tenu en haute estime, il n’a pas besoin d’être une célébrité. Avoir foi en Dieu et rechercher Son agrément suffisent pour qu’il soit aimé et respecté des autres.
Nous avons évoqué dans les chapitres précédents quelles étaient la moralité et la mentalité des hommes dans les sociétés mécréantes. Pensez maintenant à une société composée de tels êtres. S’agit-il d’un lieu où règnent l’amour et le respect? Non, évidemment. Une personne qui n’a aucun amour pour Dieu, Celui qui l’a créé et lui a donné toutes ces faveurs ne peut naturellement pas aimer Ses serviteurs. La seule solution pour cela est une société où les gens adoptent les valeurs de la religion.
L’alcoolisme et le fléau des jeux d’argent sont abolis
L’une des choses qui frappent le plus l’attention dans ce sombre tableau caractérisant les sociétés qui ne respectent pas les valeurs morales est le fait que l’alcoolisme et les jeux d’argent font partie intégrante de la vie quotidienne d’une majorité d’individus. Comme ils ne vivent pas selon les préceptes de la religion, ils ne savent pas ce que l’espoir, la patience ou la confiance en Dieu signifient. C’est pourquoi ils se réfugient dans l’alcool et les jeux de hasard chaque fois qu’ils doivent faire face à un problème.
Quand les choses vont mal, quand ils se sentent en colère, ennuyés, anxieux, ou même lorsqu’ils sont heureux, ils ont immédiatement recours à l’alcool et, à leur façon, y trouvent un réconfort. Mais par cette pratique, ils ne font rien d’autre que de se porter préjudice à eux-mêmes. Au fur et à mesure qu’ils boivent, ils perdent leur maîtrise d’eux-mêmes, ce qui les exempte de tout blâme. Ils offensent les gens et se conduisent de façon inconvenante en société sans être embarrassés. Personne n’est surpris de voir une personne qui se comporte avec sérieux dans la vie de tous les jours crier et hurler quand elle est ivre.